
La JERH participe aux consultations nationales sur la réforme curriculaire du système éducatif haïtien
Dans le cadre du processus national de réflexion sur la réforme curriculaire du système éducatif haïtien, la Jeunesse Engagée pour la Renaissance d’Haïti (JERH), à travers sa coordonnatrice générale, a pris part à une série d’activités de sensibilisation et de consultation organisées avec le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) et l’UNESCO.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de révision et d’actualisation du curriculum haïtien, avec l’objectif de construire une école plus adaptée aux réalités des apprenants, plus inclusive, plus pratique et davantage connectée aux besoins du pays. Le processus vise notamment à renforcer l’implication des acteurs éducatifs autour des grandes orientations de la réforme, tout en valorisant l’enseignement en créole, l’amélioration de la qualité des apprentissages et la promotion d’une citoyenneté active.
Les activités ont ciblé principalement les personnels de l’éducation, notamment les professeurs, directeurs d’école, inspecteurs, cadres pédagogiques, mais aussi des élèves, étudiants, parents et représentants de la société civile. Des ateliers ont été réalisés à Port-au-Prince pour le département de l’Ouest, à Hinche pour le département du Centre, et au Cap-Haïtien pour le Grand Nord, avec des représentations issues de plusieurs communes.
À travers ces rencontres, les participants ont d’abord analysé les principaux problèmes de l’éducation en Haïti : faiblesse des infrastructures, méthodes pédagogiques peu adaptées, décrochage scolaire, manque d’accompagnement des enseignants, inégalités territoriales, difficulté d’accès aux ressources pédagogiques et décalage entre l’école et la vie réelle.
Les ateliers se sont déroulés selon une méthodologie participative. Les participants ont été répartis en groupes thématiques, guidés par des questions communes, afin de favoriser des échanges structurés, des analyses collectives et des propositions concrètes.
Un exemple de travail réalisé en atelier portait sur la place des langues dans l’enseignement. Les participants ont souligné que le créole facilite la compréhension, encourage la participation des élèves et permet un meilleur accès aux savoirs, tout en recommandant une transition progressive et mieux structurée vers le français.
D’autres groupes ont travaillé sur la nécessité de rendre l’école plus pratique et plus utile. Ils ont proposé l’intégration de modules d’entrepreneuriat, de formations techniques, de projets agricoles, artisanaux, numériques et communautaires, afin de préparer les élèves à la vie réelle et à l’insertion sociale et professionnelle.
Les participants ont également insisté sur l’importance d’une école ouverte sur la communauté. Parmi les propositions formulées figuraient la création de cadres de dialogue entre écoles et parents, l’implication des leaders locaux, la transformation des écoles en espaces communautaires et l’introduction de projets pratiques répondant aux besoins réels des territoires.\
À travers sa participation, la JERH a réaffirmé sa conviction que la transformation de l’éducation haïtienne ne peut se limiter à une réforme des programmes. Elle doit devenir un véritable projet national, porté par les enseignants, les élèves, les familles, les communautés et les jeunes leaders. Cette démarche représente une étape importante vers une école haïtienne plus inclusive, plus moderne, plus enracinée dans les réalités locales et capable de former des citoyens responsables, compétents et engagés dans la reconstruction du pays.
























